Cette histoire est pas très bien racontée (niveau mots et langage) mais j'aime bien l'idée.
(Qui est la plus montrueuse des deux ?)
Il faisait tellement froid, cette nuit la. J'aime bien les soirées glaciales. La sensation de l'air sibérien qui s'engouffre dans mon gosier pour venir enserrer mes poumons, m'empêcher de respirer, fait monter mon adrénaline et j'adore ça. J'étouffais, sous mes draps, je me noyais dans la pénombre, alors je suis sortie. J'ai enjambé ma fenêtre et posé mes pieds sur le sol. L'½il d'un pauvre réverbère me fixait. Mon sang s'est figé dans mes veines. Adrénaline. J'entendais mes chaussures résonner sur le pavé sale, mes mains dans les poches et sifflotant doucement une chansonnette, c'est la que je l'ai croisée. La gamine. Elle était bizarre, les cheveux gras, elle me regardait d'un ½il noir. Elle m'a semblé maigre, sur le moment, mais elle était surtout très sèche. Et l'odeur de cadavre qui planait autour d'elle. Le parfum de la Mort. Je crois que cette gosse pleurait, mais ce n'étaient pas des sanglots attendrissants, ils étaient repoussants, et même terrifiants. Ses cheveux tombaient, tombaient à n'en plus finir, et ses yeux criaient, criaient. Ses pauvres mains frêles qui arrachaient son visage, qui arrachaient sa peau, et le sang, le sang qui coulait le long de ses doigts. Son regard s'est arrêté sur moi. Une lueur mauvaise brillait en lui. Mon c½ur a bondi dans ma poitrine. Les traits de la môme ont soudain pris un air effrayant. Elle m'a agrippée le bras, j'ai essayé de me libérer, mais elle s'accrochait, comme si sa vie en dépendait. Sa vie ? Ses ongles s'enfonçaient dangereusement dans ma peau, faisant perler quatre gouttes rouges. J'étais morte de peur. Mon c½ur ne battait plus, comme s'il s'était sauvé, en m'oubliant. Et elle s'agrippait, sa peau pale et dure comme du marbre. J'ai repris mes esprits, puis, brusquement j'ai levé le bras, la surprise lui a fait baissé la tête, je l'ai frappée sur la nuque. Elle est tombée sur les pavés et son crane a heurté le bord du trottoir. Elle restait la, immobile. Elle semblait désarticulée. Au bout de dix interminables secondes, je lui ai tâtée les cheveux. Un liquide poisseux m'est resté sur les doigts, refusant de s'enlever. Je me suis relevée et suis rentrée paisiblement chez moi, bizarrement soulagée. Je tremblais de froid, peut être de terreur et mon lit chaud m'accueillit à bras ouverts. Je me suis rendormie, épuisée par cette étrange aventure. Je n'y ai plus pensé.